Être angoissé ou être dépressif, la différence étonnante

Pour ne plus être angoissé, il faut poser le bon diagnostic. C'est absolument capital.

Être angoissé, est-ce lié à une dépression ?

Vous me demandez souvent:

Je suis angoissé, suis-je dépressif ?
Quelle différence y a-t-il entre angoisse et dépression ?

Voici des explications qui vont certainement changer la perception que vous avez de votre état psychologique et des chances que vous avez de vous en sortir.
Voici le regard que l'angoissé porte sur la vie, contrairement au dépressif.

En effet, le dépressif n'est pas un angoissé. L'angoissé n'est pas un dépressif.

Être angoissé, être dépressif, une différence majeure


L’angoisse conditionelle est une réaction de défense devant ce qui est un danger vital ou une menace d'échec. C'est une peur de ne pas être à la hauteur du don de  vie qui nous a été fait. L'angoissé conditionnel investit sa vie au maximum, il la sur-investit. La dépression c’est, au contraire, la vie elle-même qui est devenue source de malaise. La vie est ressentie comme un échec irréversible, un poids devenu insupportable.


La différence est énorme en terme d'estime personnelle, d'espoir de guérison et de

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traitement. Les deux états font souffrir mais les enjeux en lice pour chacun de ces troubles sont aux antipodes l'un de l'autre.

Retrouvez ici ce que disent les professionnels compétents sur les définitions des termes de dépression et d'angoisse.

Être dépressif vs être angoissé

Selon la bibliothèque de psychanalyse :

"Nous appelons dépression une dysphorie spécifique de tonalité particulière."

Pour expliquer ce jargon, on pourrait dire : nous appelons dépression un état de malaise spécifique de nuance particulière. Plus simplement dit : la dépression est un malaise particulier.

Quoi ? c'est tout ! c'est ça la proposition des "professionnels"? Nous avions besoin de la bibliothèque de la psychanalyse pour apprendre cela. Leur définition aurait pu être moins pompeuse à défaut d'être intéressante. La suite par contre rattrape cette condescendance du vocabulaire. Elle est fort édifiante:

"Nous en entreprenons ici l’étude, en portant notre attention tout d’abord sur la nature même de cet affect : la tonalité de la dépression est (...) impossible à saisir et résiste à toute description, quelle que soit sa richesse verbale ou sa finesse littéraire, voire philosophique (phénoménologique, existentialiste ou autre).

En fait, seuls peuvent appréhender (percevoir) la qualité spécifique de cet affect ceux qui ont personnellement expérimenté ce vécu ineffable - c'est à dire indescriptible - ne serait-ce que d’une manière passagère.

Voilà une conclusion des plus raisonnables. Un médecin ou un psychiatre ou n'importe qui d'autre n'ayant pas vécu lui-même cet état ne peut pas le reconnaître chez autrui. Tout simplement parce qu'il ne suffit pas qu'une personne soit fatiguée, qu'elle ait des idées noires, qu'elle dorme mal et ne vive plus comme avant pour diagnostiquer une dépression. La depression est un diagnostic sévère. C'est le pas avant le suicide. L'angoisse à ce stade-là n'est plus présente. Il y a bien longtemps que les peurs ont étés dépassées et que l'apathie générée par la dépression  paralyse tout bouillonnement intellectuel ou physique. Or l'angoisse est un bouillonement à la fois intellectuel et physique.

Ainsi comparons être angoissé et être dépressif :

Car, contre toute attente, la nature de ce "mal du siècle", la dépression ultra connue croit-on et décrite sans cesse, est "indescriptible" pour celui qui ne l'a jamais vécu... Il est bien difficile d'établir un diagnostique clinique de quelque chose d'indescriptible*  "Vous êtes dépressif" devrait donc être un diagnostic difficile à poser pour ceux qui ne l'ont jamais été.

L'angoisse à présent :

L’angoisse est vécue comme une réaction de défense devant un danger vital ou une menace d'échec, alors que dans la dépression c’est, au contraire, la vie même qui devient source de malaise. La vie est ressentie comme un échec.

Or, si l’angoisse exprime cette crainte pour la vie ou pour l'échec de cette vie, crainte paroxystique, ceci prouve que l’angoissé investit la vie, il l’investit même au maximum, alors que dans la dépression, c’est cet investissement qui est vécu comme diminué ou même semble, dans les cas extrêmes, faire défaut.

Par conséquent, les dépressifs disent: "la vie ne vaut plus la peine d’être vécue" Elle me fait trop souffrir. "Les angoissés disent : "la vie vaut tellement d'être vécue que je dois la vivre admirablement." Je souffre de la souffrir, je souffre de ne pouvoir la vivre mieux.

Être angoissé c'est donc "investir la vie au maximum". Oui mais...

Si l'angoisse est bien plus positive que la dépression, elle n'en reste pas moins à vaincre. Les symptômes de l'angoisse gâchent la vie. Nous vous disons que le rétablissement est possible sans psy et sans médicaments psychotropes.  A vous de ne pas passer à coté de cette chance.

etre angoisse -no-angoisse.com

"L’angoisse est vécue comme une réaction de défense devant un danger vital, (...) l’angoisse exprime cette crainte pour la vie, crainte paroxystique, ceci prouve que l’angoissé investit la vie, il l’investit même au maximum." J'ai trouvé cette analyse particulièrement intéressante ; il est bon de la relire. Elle tombe sous le sens tout en étant très encourageante. Car, cela rejoint ce que j'ai déjà écrit dans cet article.                          .       

Tout le monde a des inquiétudes plus ou moins vives. Mais seul un nombre spécifique de personnes sera atteint d'angoisses. Des crises d'angoisse liées à leur investissement pour la vie, leur investissement pour "leur vie", leur investissement dans les personnes qu'ils aiment, des projets professionnels importants ou la vision qu'ils ont de ce que doit être leur famille, leur couple, leur avenir. Cela à un rapport avec l'égo, le bon égo.

Ainsi, dans ce monde de compétition permanente, être angoissé, c'est être handicapé. Et il est vrai que, même si investir la vie au maximum est un très bonne chose, il y a d'autres façons d'investir la vie quand les solutions ne viennent pas. Oui,

L'angoissé investit le présent comme un indicateur de ce que va être l'avenir or, ce présent est en grande partie faussé. Il est un mauvais indicateur de ce que vont être réellement vos lendemains.  

Être angoissé et investir la vie ?

Selon Wikipédia, le bonheur est

un état durable de plénitude, de satisfaction ou de sérénité, état agréable et équilibré de l'esprit et du corps, d'où la souffrance, le stress, l'inquiétude et le trouble sont absents

Les angoissés sont plus proches de ce bonheur qu'ils ne le pensent. Car c'est "le trouble", et non le dégoût de la vie, qui les maintient prisonniers. 

Il faut donc bien faire la différence entre être angoissé et être dépressif.

No-angoisse rassemble les idées essentielles à travailler pour vaincre les angoisses conditionnelles :
- Acquérir ou développer ces 5 qualités : détermination,  contrôle, optimisme,  stabilité émotionnelle, conscience
- Connaître les 5 grandes clés de l’existence 
- Réduire le stress émotionnel de votre "cuisine interne" grâce à la prévention et l'épigénétique vidéo ici.

 

 

 

*(ce qui n'est pas le cas des angoisses conditionnelles qui peuvent être décrites et repérées simplement)

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  • Philippe dit :

    « la tonalité de la dépression est (…) impossible à saisir et résiste à toute description ». Voilà une non-définition très pratique : avec ça, les psychanalistes peuvent enfermer tout le monde!

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