Grossesse nerveuse ? Un vilain nom pour un mal « joli »

Si vous pensez faire une grossesse nerveuse, ne restez pas seule, je réponds à vos questions, laissez un message en commentaire

grossesse nerveuse pas de bébé dans le couffin https://no-angoisse.com/

Qu'est-ce qu'une grossesse nerveuse ?

  • Que faire si vous présentez les symptômes d'une grossesse nerveuse ?
  • Pourquoi ce nom de "grossesse nerveuse" est-il à bannir ?

Liste des symptômes réels :

  1. absence de règles
  2. émotions chamboulées
  3. maux de ventre
  4. nausées
  5. grande fatigue
  6. prise de poids
  7. augmentation du volume des seins, douleurs
  8. crampes
  9. douleurs au bas-ventre, changement d'appétit

Ah ! Mes chères sœurs, la psychologie féminine n'a pas fini de dérouter les médecins et autres experts. Il faut bien être un homme pour ne jamais avoir eu de doute quant à la possibilité qu'une grossesse "surprise" ne se soit invitée au creux de son propre ventre.
Il est pourtant simple de comprendre le malaise ou l'espoir que cela peut provoquer.

La grossesse nerveuse vient-elle de l'angoisse ou est-ce le contraire ?

Qu'en pensez-vous ?

Quand la grossesse n'est pas vraiment souhaitée, ces doutes et ces angoisses profondes ne sont qu'une

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suite logique de cette "possibilité" qui peut changer en un clin d’œil toute la vie de la future mère...
L’œil à l’affût, chaque changement est perçu comme une preuve que la grossesse est là alors que l'on ne la désire pas.

Pourtant, il y a aussi des grossesses imaginaires (sans bébé) qui remplissent de joie la femme en attente, désireuse d'être mère. Entre peur et désir...

Les mêmes symptômes unissent leurs sensations, leur certitude d'être enceinte bien que ce ne soit pas le cas. On vous dira alors peut-être : "Femme, tu fais une grossesse nerveuse, tu es psychologiquement fragile, incompétente quant à tes sensations, perdue, voire manipulatrice..." (et on se demande ensuite pourquoi de tels sujets restent tabous, honteux, méconnus, négligés.)

À lire les commentaires sous cet article qui en parle fort bien d'ailleurs, on se rend compte de l'incroyable méconnaissance aujourd'hui de certaines jeunes filles et de certaines femmes, de leurs corps, de leurs désirs. Une quasi incapacité de comprendre ce qui se passe en elle, toute seule. Il est évident que l'on ne peut savoir que ce que l'on n'a pas appris...

Je suis tous les jours heureuse de rassurer les femmes, de répondre à leurs innombrables et touchantes questions concernant leur corps, leur vie intime, leur désir d'enfant ou leur peur de devenir mère. La transmission de cette sagesse féminine est capitale et primordiale.

Que faire si vous présentez les symptômes d'une grossesse nerveuse ? grossesse nerveuse illustration-de-la-grossesse-nerveuse-avec deux silhouettes de femmes

Êtes-vous troublée, angoissée par cette certitude ? Vous dit-on : "Non, vous n'êtes pas enceinte", alors que vous êtes sûre du contraire ?

Il vous faut faire le point le plus vite et le plus sereinement possible. Nous allons reprendre le fil de l'histoire depuis le début et vous verrez que bien souvent, l'idée fixe n'a que deux finalités possibles : soit vous avez raison — mais, comme personne ne vous croit, vous angoissez de vous tromper, de voir votre parole remise en doute — soit il n'y a effectivement pas encore de bébé en vous et dans ce cas, ces symptômes s'inscrivent alors dans un processus naturel d'expression d'une tension.

Le cœur, le corps et les hormones, de concert, répondent à un état psychologique spécial qui n’a bien souvent rien à voir avec la psychiatrie. Il y a des choses à savoir : ces symptômes ne font pas de vous une folle. Je pense même qu'il n'y a pas une seule femme, qui ne se soit pas formellement crue enceinte un jour alors qu'elle ne l'était pas.

Grossesse nerveuse et signes

Les choses ne sont pas si simples. Les règles, les saignements, les cycles, les douleurs menstruelles, l'ovulation tout cela n'est pas, en réalité, bien organisé dans un tableau Excel ultra précis et immuable, calé au 1er, 14e puis 28e jour...

-Certaines femmes doivent prendre la pilule pour tomber enceinte.

-Plus fréquemment qu'on ne le croit, ce n'est pas une mais deux ovulations qui se produisent durant le mois.

-On peut tomber enceinte pendant les règles.

-Les rapports avant l'ovulation sont plus risqués qu'après.

-Même sans pénétration, une grossesse est possible, pour peu que l'homme lubrifie déjà et se frotte à l'entrée du vagin.

Voilà qui explique que les femmes soient enclines à penser être tout de même enceintes même avec l'utilisation d'une panoplie de pilules, de préservatifs ou autres moyens de contraception...

Il est quand même cocasse qu'il faille rappeler qu'il est logique, normal et censé qu'une femme pense à une grossesse possible puisqu'elle a des relations sexuelles avec un homme qui, à chaque rapport, "va tout faire" pour expulser des millions de cellules spécialisées dans la conquête du territoire, dans la réalisation d'une fécondation qui donnera quoi ? Je vous le donne en mille : un bébé...

Règles ?

Des saignements chaque mois, aux bonnes dates, ressemblant aux règles peuvent survenir même en cas de grossesse avérée... eh oui! tout cela participe à un diagnostic erroné.  "Tu ne peux pas être enceinte". Eh bien si !

Seule une absence de rapport sexuel, une double prise de sang négative ou une échographie peuvent convaincre de l'absence d'embryon.

Beaucoup plus fréquemment qu'on ne le croit, une fécondation a lieu, mais une expulsion très précoce de l’œuf arrête le processus. Il n'empêche, le corps reste imprégné un moment des hormones de cette grossesse. Ce sont des "fausses couches express" (là encore, le terme "fausse couche" est très inapproprié et humiliant).

Quand consulter  ?

Un médecin, un psychologue voire un bon psychiatre, doivent vous aider si cet état de certitude demeure gravé en vous, malgré les preuves par deux prises de sang espacées ou une échographie que vous n'êtes pas enceinte. Le déni de "l'utérus libre", comme je préfère le nommer, est rare, mais il existe. La "non-naissance" de cet enfant doit avoir lieu. Car c'est en renaissant vous-même, pleinement mère disponible, avec un utérus libre dans votre moi profond, que vous pourrez retrouver l'apaisement propice à l'installation d'une maternité.

Pourquoi ce nom de "grossesse nerveuse" est-il à bannir ?

Parce qu'il sous-entend très péjorativement que "les nerfs des femmes sont si instables et vicieux qu'ils peuvent les rendre presque folles, leur faisant croire qu'elles sont enceintes alors qu'elles ne le sont pas. Vous vous rendez compte ! Allez imaginer être enceinte alors que ce n'est pas vrai ! Vraiment, même pour de telles choses si évidentes, on ne peut leur faire confiance. Leurs nerfs sont trop fragiles, voire malades"...  J'exagère à peine et vous l'avez sans doute vécu.

Certains pensent ainsi. Comme pour le déni de grossesse, ces maux exclusivement féminins font peur. Car le dérèglement de la santé mentale d'une femme est moins attendue que celle d'un homme dans notre société.

"Elles, elles ont leurs hormones"... Et les hormones féminines bien sûr sont considérées, puisque cela est bien commode, comme leurs nerfs : instables et irritables.

De tels jugements sont dégradants. Et la puissance de dénigrement donnée à un tel diagnostic par cette appellation est scandaleuse, tant et si bien que les médecins eux-mêmes ne la reconnaissent pas.

Une femme recroquevillée sur son lit souffre de grossesse nerveuse

Pourtant, la souffrance est là et l'aide est nécessaire. Je vous écoute, contactez-moi.

Un rare article qui ne vous recommande pas d'aller voir un psy.

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  • Philippe dit :

    « Ah ! mes chères sœurs ! la psychologie féminine n’a pas fini de dérouter les médecins et autres experts. » On ne saurait mieux dire…

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