Tomber malade : la coron’angoisse délirante n°1 en 2020

L'Angoisse de tomber malade n'a pas fini de s'étendre avec les actualités.
L'inquiétude générée par la peur de tomber malade est naturelle. Mais ces dernières années ont vu apparaître une épidémie de gens souffrant d'une véritable angoisse d'avoir physiquement quelque chose de grave. Une psychose collective qui remonte bien avant la crise du coronavirus.

A la moindre baisse de régime, je m'ausculte partout. (Maxime)

Notre pharmacie déborde, entre les médicaments normaux, les traitements homéopathiques, les compléments alimentaires, les huiles essentielles, les bouquins sur le yoga, l'eau, le stress... (Fabienne)

Avant, je ne me souciais pas autant de ma santé, aujourd'hui j'ai une vrai angoisse de commettre l'erreur irréparable, de carencer mon organisme, de trop le surcharger, c'est épuisant, invivable. (Naila)

On vous dit souvent que le stress augmente vos chances d'être en mauvaise santé et c'est vrai. Du moins, il faut quand même savoir raison garder: on n'est jamais soit en bonne santé soit en mauvaise santé, les clivages ont la vie dure. La vie n'est pas blanche ou noire ce qui ne veut pas dire qu'il n'existe pas de barrières franches entre le bien et le mal. Mais c'est un autre sujet.

Avant tout, faisons le point

La vérité, c'est que notre santé est en permanence fluctuante.

On peut être "en bonne santé" mais il en est ainsi parce que l'on a un équilibre intérieur suffisant pour que tous les systèmes fonctionnent normalement. Ils nettoient, réparent, oxygènent, libèrent, capturent, tout ce qu'il faut quand il le faut.

Pareillement, être en mauvaise santé ce n'est pas seulement être malade pathologiquement de quelque chose c'est, bien avant cela, avoir des emballements ou des apathies inadéquats de ses systèmes d'auto-construction réparations permanents. Autrement dit :  être déréglé ce n'est pas forcément être malade et ça arrive souvent.

Notre santé mentale

Concernant la santé mentale, la question est de savoir si on a un esprit sain ou pas.

Là encore, la retenue est de rigueur. Personne n'a un esprit parfait. Ce qui est très encourageant, c'est que très peu de gens par rapport à la population générale, ont véritablement un esprit non sain, voire malsain.

Même ceux que l'on range dans la case des fous et qui sont en instituts avaient en fait un cerveau relativement sain mais celui-ci a été attaqué par de très fortes molécules médicamenteuses, des toxiques, des drogues ou des événements traumatisants particulièrement violents.

Voir : Angoisse conditionnelle, qu'est ce que c'est ?

La coron'angoisse: faut-il avoir peur de tomber malade ?

La peur de tomber malade est une angoisse conditionnelle. Celles-ci ne doivent surtout pas être traitées par des médicaments ou des séances psy. Pourtant, des tonnes de psychotropes vont être prescrits sous prétexte qu'il faut "calmer" les gens et qu'ils le réclament.

Vous ne vous sentez pas bien ?

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Drogues sur ordonnance

L'angoisse de tomber malade du coranavirus chez les angoissés s'ajoute à celles déjà présentes.

Pour d'autres personnes, non angoissées, c'est un état nouveau: jusque-là leur univers n'était pas si mal et, tout d'un coup, les repères sautent. Faute de n'avoir eu dans la vraie vie que peu d'occasions de se confronter à des choses dramatiques, cette angoisse devient vite ingérable.

Tomber malade lors de cette pandémie, une Angoisse "supérieure" ? Non.

La coron'angoisse n'est pas plus ou moins forte que le furent toutes les angoisses liées à des épidémies depuis que les hommes existent. Qu'il y ait ou pas, le wifi sur la Terre, les mères de familles se sont toujours autant inquiétées de la santé de leur famille en pareilles circonstances. C'est la même chose pour les pères et par extension pour tout le monde.

Le confinement accélère une superposition mentale de tous les problèmes en permanence ressassés par les uns et les autres surtout après la période "gilets jaunes" en France. Tout le monde dehors et tout d'un coup tout le monde dedans...

Et après la crise ?

Une fois le danger écarté, nombreux sont ceux qui voudront souffler pour de bon et se délivrer de poids pareils. Angoisse de l'argent, angoisse de l'ambiance sociale, angoisse de tomber malade, etc. Notre protocole sera là pour aider tous ceux qui veulent le faire sans psy et sans médicaments.

L'angoisse de tomber malade est difficile à vivre. Je ne vous parle pas de l'inquiétude normale de rester en bonne santé. Les angoissés ne se sentent en général pas en bonne santé. Ils sont souvent pessimistes et se disent que si quelqu'un doit tomber malade ce sera eux, vu l'état dans lequel ils sont déjà. Les médicaments ne sont pas pour rien dans cette léthargie anxieuse et cette fragilité physiologique. Les chiffres donnés plus bas sur l'épidémie vous rassureront.

Voir :

Moi, guérir mon angoisse SANS psy, SANS médicaments ?

En France, notamment, être malade c'est être faible, indisponible, non compétitif voire cela traduit une destinée piteuse.

Les malades sont des cas à part: certains trouvent dans la maladie de quoi être reconnu, écouté, soigné. Ils se sentent "exister" pour quelqu'un. D'autres ont une sainte horreur des hôpitaux et de tout ce qui se rapporte à la maladie.

Le coronavirus que l'on redoute, c'est un rappel de notre fragilité, un rappel de notre mort possible.

L'angoisse de tomber malade du coronavirus se répand en même temps que le virus lui-même.

Coron'angoisse: l'angoisse de tomber malade, ce que les gens disent

" Je panique avec cette maladie qu'il y a partout. J'ai peur de mourir." ( Alex)

" Il ne faut pas exagéré, on est bien informés mais j'avoue que j'ai peur de tomber malade " (Véronique)

" J'espère que mes enfants ne vont pas tomber malade" (Arnaud)

De quoi freiner l'angoisse de tomber malade

Dans une conférence de presse au CHU de Rouen (Seine-Maritime) le 6 mars 2020, le professeur François Caron, responsable du service des pathologies infectieuses et tropicales expliquait :

« Des coronavirus, vous en avez certainement déjà tous eus dans vos narines ! »

En effet, complétait-il, le coronavirus, « c’est une diversité d’agents viraux ».

Celui-là est-il plus dangereux ?

On se doit de dire oui, mais seulement lorsque certaines conditions sont réunies.

65 000 personnes sont déjà guéries

Il faut savoir que l'âge est un facteur déterminant avec les virus. Tout comme les antécédents.

D'après de nombreux articles de presse traitant aussi bien d'actualité que de sujets médicaux, l'âge des personnes décédées de la maladie se situe entre 60 et 92 ans, et les victimes souffraient déjà, pour la plupart d’entre elles, de maladies graves ou chroniques.

Les personnes décédées dans le pays étaient âgées entre 60 et 92 ans, et souffraient, pour la plupart d’entre elles, déjà de maladies graves ou chroniques.[©Alissa ECKERT / Centers for Disease Control and Prevention / AFP] cnews

Profil des victimes en France:

  • touriste chinois de 81 ans, déjà atteint d'une infection pulmonaire
  • femme de 89 ans, testée en post mortem  qui souffrait de plusieurs pathologies
  • un retraité de 92 ans,
  • un retraité de 73 ans,
  • un retraité de 79 ans déjà atteint d'une infection respiratoire aiguë
  • un homme né en 1926 donc âgé de 94 ans diagnostiqué positif au coronavirus après son décès. Il souffrait d'autres maladies avant d’être infecté par le virus
  • un homme né en 1955, testé positif post-mortem
  • une femme de 82 ans
  • un homme de 83 ans

Il est établi que les virus perdent en virulence au fur et à mesure qu’ils circulent.

La réalité est quand même rassurante pour les moins de 60 ans et tous ceux qui n'ont pas de problèmes respiratoires graves.

Les personnes de plus de 60 ans peuvent renforcer leur système immunitaire. Il existe de puissants antiviraux.

Voyez ci-dessous le nombres de personnes qui ont vaincu l'infection. Celles qui n'ont pas de problèmes respiratoires ont moins de risque.

Celles qui ont

  • gardé une activité physique régulière et
  • qui vivent avec leur famille et non dans des EHPAD ont aussi moins de risques de contracter cette maladie.

Il ne s'agit pas de se faire des idées, de positiver bêtement au mépris du risque mais, l'angoisse ne pouvant aucunement aider qui que ce soit en une pareille situation sauf à être retournée de façon productive, il n'est absolument pas défendu de lire les données rassurantes sur la question. C'est même ce qu'il faut rechercher.

Par ailleurs, voyez ce qui complique un peu plus l'affaire de cette pandémie considérée comme effroyable alors que la réalité est plus nuancée :

Quand l'angoisse de tomber malade s’appuie sur des chiffres incertains

Le professeur décédé dans l’Oise n’est pas mort du coronavirus

Le professeur de 60 ans décédé à l’hôpital de la Pitié Salpêtrière est mort d’une embolie pulmonaire massive.

Il était par ailleurs porteur du coronavirus.

Rien ne permet d’affirmer un lien entre le corona virus et l’embolie (l’embolie est provoquée par un caillot de sang qui bloque une artère).

Mais si vous lisez dans la presse : “L’homme porteur du coronavirus est mort”, il est naturel et logique que vous pensiez que le coronavirus est la cause du décès.

Partout dans le monde, on confond les personnes qui meurent alors qu’elles sont infectées par le coronavirus, et les personnes qui meurent à cause du coronavirus.

Et bien oui, on ne meurt pas toujours de ce qui en nous est une menace sérieuse.

Depuis que l’épidémie est devenue “mondiale”, on recense environ 100 morts par jour.

Les effets du coronavirus sur la mortalité globale sont donc insignifiants à ce jour.

Au 27 Mars, 116 000 personnes ont attrapé le coronavirus mais 65 000 sont déjà guéries.  Le nombre de personnes actuellement malades est de 47 000 environ, dont 41 000 qui n’ont que des symptômes bénins (nez qui coule, petite fièvre). Jean-Marc Dupuis, santenatureinnovation/coronavirus-le-monde-devient-fou, 2020, source : https://www.worldometers.info/coronavirus/

Les angoissés n'avaient vraiment pas besoin d'une pandémie pourrions-nous dire. Et pourtant, cet événement pourrait bien les faire changer. Beaucoup vont en ressortir fortifiés.

Les mamans angoissent que les enfants tombent malade

De très nombreuses mamans françaises, déjà soucieuses à outrance de l'état de santé de leurs enfants se sentent menacées par ce virus.  Comment faire face sans devenir malade d'angoisse ?

"Il est plus probable que les enfants aient une sorte d'immunité (au coronavirus)", a déclaré Andrew Freedman, expert en maladies infectieuses à l'université de Cardiff, à la BBC.

Les enfants et les adolescents sont vraiment loin d'être en danger. Ils peuvent être porteurs ou un peu malades du coronavirus 19, la chose la plus à craindre est qu'ils contaminent des personnes âgées fragiles, en mauvaise santé. C'est surtout pour cela qu'il vaut mieux éviter que les enfants ne soient exposés et donc éviter les regroupements favorisant la transmission.

En outre, le virus aura eu pour les enfants cet effet positif: ce que l'on appelle les " écoles" c'est-à-dire "établissement dans lequel on donne un enseignement collectif " étant fermées, les enfants vont pouvoir goûter aux joies de l'enseignement individuel, en famille.

  • Voir aussi:

Évitez le virus et permettre que l'enfant poursuive sa scolarité. Comment faire jour après jour. L'école à la maison dès maintenant sans souci avec les cours et un suivi officiel.

Les symptômes qui vont du simple rhume à la pneumonie sont les symptômes d'un virus à surveiller sans paniquer

  • Les personnes touchées peuvent ressentir les symptômes suivants:
  • écoulement nasal (nez qui coule)
  • mal de gorge
  • toux
  • fièvre
  • difficultés respiratoires (cas sévères)
La maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) se caractérise par des symptômes bénins parmi lesquels un écoulement nasal, un mal de gorge, de la toux, et de la fièvre. L'atteinte peut être plus sévère chez certaines personnes et peut entraîner une pneumonie ou des difficultés respiratoires.
Plus rarement, la maladie peut être mortelle. Les personnes âgées, et les personnes qui présentent d'autres problèmes médicaux (p. ex. asthme, diabète, ou maladie cardiaque), peuvent être plus vulnérables et tomber malade.
La plupart (environ 80 %) des personnes guérissent sans avoir besoin de traitement particulier.
Organisation Mondiale de la Santé, Who.int
 No-angoisse: no-maladie, no-léthargie, no-poisse !

Diane


Avec ses enfants, elle parcourt le monde et plus particulièrement l'Asie depuis 2016, fuyant sans un sous, des menaces conjugales et l'engourdissement d'une société française autrefois exceptionnelle. Spécialiste et auteur, elle travaille sans relâche pour aider de nombreux enfants et adultes angoissés grâce à son site No-Angoisse et à sa participation à d'autres blogs référents sur le net. Elle combat ces poncifs sociétaux parmi les plus délétères: la surmédicalisation, la psychiatrisation de milliers de gens "sains d'esprit" et milite pour que les gens prennent conscience d'une nouvelle forme de tyrannie extrêmement toxique : la tyrannie du Cœur.

Diane No-Angoisse

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  • Bonjour, merci pour cet article qui me parle. Pour moi c’est peur de souffrir, agoniser et étouffer dans un hôpital sans soins faute de moyens ! C’est pas « no angoisse », c’est la panique, mais je cherche à ne plus avoir peur et je suis tombée sur votre site avec soulagement ! Comme je fais un peu d’asthme, je me demande si en plus cet asthme serait pas une angoisse à la base, qu’en pensez-vous ? amicalement

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    • Bonjour Karine, j’ai moi même vécu un asthme « psychologique ». Je vivais une relation unilatérale néfaste et voilà qu’un jour dans ma lingerie je m’arrête et je me dis : « cet homme m’étouffe ».
      Cela faisait plus de 15 ans que je ne faisais plus d’asthme à l’effort et bien, après cette réflexion, bingo, j’ai eu des crises d’asthme quasi quotidiennes avec Ventoline, de forte crises pendant la nuit aussi. Le terrain était là et mon angoisse à décuplée cette faiblesse. L’asthme ne vient pas toujours d’une angoisse , je ne fais jamais de découpage aussi catégorique sauf pour l’usage des psychotropes en cas d’angoisses conditionnelles et d’autres choses fondamentales. Mais il est vrai que l’angoisse peut être un déclencheur. Lorsque j’ai changé de paradigme dans mon esprit, les crises ont diminuées puis se sont arrêtées. Aujourd’hui je n’en fais plus du tout. Un terrain allergique peut être une raison mais en médecine, tout est fluctuant. Dire telle chose vient précisément de ça est réducteur et peu sage. Finalement, l’important est de ne pas laisser votre asthme s’envenimer, votre angoisse se transformer en angoisse physiologique et dépressive. L’hôpital est à éviter en règle générale sauf urgences domestiques, accident etc. Votre peur est fondée. Mais dîtes vous que si vos préoccupations les plus grave tournent autour de cette peur c’est qu’il y a un problème de priorité. Vous avez des choses plus constructives à faire et à penser. L’angoisse fait tourner en boucle. Il nous faut alors changer de disque !

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  • Bonjour,
    j’avoue que je ne suis pas très inquiet de nature mais ce qui se passe actuellement peut me donner parfois des angoisses. Ce n’est pas tant le virus mais plutôt les contraintes qui nous imposées sur nos libertés. Ce n’est pas la peur d’être malade mais de savoir que de nombreuses personnes risquent leur santé pour soigner celle des autres, quand il leur est possible de le faire. J’ai le sentiment que chacun doit se débrouiller comme il peut, sans pouvoir compter sur les dirigeants du pays et je trouve ça plutôt angoissant, maintenant et pou l’avenir.Merci pour ce que vous faite, on peut enfin lire un autre son de cloche ici.

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