Trouble mental : une angoisse aiguë

Trouble mental

Avoir des difficultés mentales : un trouble interdit.

Comment voir les choses autrement ?
Conséquences à long terme si les choses ne changent pas.

Le tabou sociétal du trouble mental

Voici ce que je pense être cette posture rigide et cruelle, entraînant une angoisse généralisée quasi instantanée chez les personnes mal informées sur les troubles mentaux en France :

"Il serait peut-être temps que les mentalités évoluent et que l'on ne considère plus comme "dingue" une personne qui a un trouble mental.
Le cerveau humain est comme tous les autres organes humains et n'échappe pas à la règle en ayant lui aussi des "pannes". La maladie mentale, ce n'est pas obligatoirement "pour les autres" et nous devrions pouvoir avoir la possibilité de dire ouvertement " J'ai un trouble mental", au même titre que l'on peut dire "J'ai une grippe", et cela sans être stigmatisé ou mis au ban de la société."

C'est une bonne présentation de ce tabou, mentionné dans le livre "Le trouble de la personnalité Borderline" de Tortosa.*

Car qui peut dire qu'un jour il ne sera pas lui-même

POUR​SUIVRE LA LECTURE


confronté, même pour peu de temps, à un trouble de ce type ? Qui peut prétendre être sûr qu'aucun membre de sa famille ne souffrira jamais d'un malaise de l'esprit ?

La mode est au dépistage, chez les jeunes enfants, de ces troubles mentaux qui les empêcheraient d'apprendre comme les autres à l'école. J'ai d'ailleurs un avis qui a évolué à propos de ces troubles précoces entrainant des difficultés scolaires.**

Ainsi, dire qu'un enfant a un ou des troubles mentaux est acceptable voir une bonne chose : il a été dépisté parce que ses parents l'aiment et lui ont fait subir des examens médicaux révélant la "pathologie cérébrale." Mais à l'adolescence ou à l'âge adulte, plus question d'avoir encore le droit d'être malade psychologiquement : on trouve cela bizarre, angoissant, moche.

Liste de noms en vrac designant un trouble mental et autres maladies psychiatriques

L'angoisse d'avoir un trouble mental

Être reconnu pleinement humain même avec un trouble mental

L'enjeu est là : comment trouver la force de s'en sortir quand tous les regards vous condamnent d'avance ?
La dépression est aujourd'hui devenue banale. Mais mis à part le "va voir un psy", beaucoup de gens fuient ceux qui l'éprouvent et n'en parlent pas avec eux.

La rigolade, la compétitivité, une énergie toujours au top. Citons aussi l'apparence impeccable et avoir des activités par-dessus la tête sont souvent la règle aujourd'hui pour faire partie du groupe.

Ah oui, j'oubliais le "ne pas se prendre la tête", "ne pas me prendre la tête" et tous les dérivés de "ne nous prends pas la tête", bref prendre dans ses mains sa "tête" ; moi je dis que certains devraient y penser plus souvent. Au moins, ils en sauraient peut-être un peu plus sur ce qu'il y a dedans.

Une tête " à problèmes" "on la prend" péjorativement ;  une tête bien vide comme l'aime le système, on la balance sans cesse à la face d'autrui. Fabuleuse inversion. Magistrale démonstration des immenses problèmes de communication dont s'est affublé l'homme en cette ère moderne.

Ne nous voilons pas la face : certains troubles mentaux s'accompagnent d'une descente vers une fragilité corporelle, psychique et sentimentale très forte. On ne voit plus alors que le contenant, au détriment du contenu.

**(Dys, trouble de l'attention, hyperactivité...) article  intéressant qui présente les difficultés scolaires sous un autre angle.

*Troubles Borderlines : Site de l'association AAPEL

Sauvez = partager
  • Noëlle dit :

    Merci d’attirer l’attention sur ce problème, que nous avons tous vécu à un moment donné de notre vie!

  • >